Carnet de Kilwa
Suivre les routes invisibles
J’ai découvert Kilwa au détour d’une conversation à Dar es Salaam. Une cité oubliée, presque inaccessible, sur la côte de l’océan Indien.
Un nom à peine prononcé, et déjà chargé d’histoires.
Un lieu admiré des voyageurs - dont Ibn Battuta -, évoqué dans les chroniques de Kilwa et les récits archéologiques, à l’époque où la cité rayonnait sur la côte swahilie et dans tout l’océan Indien.
Kilwa s’est imposée. Entre les rives de l’océan, les ruines d’un palais, un caravansérail, des lieux de prière, les vents de mousson, quelque chose s’est ouvert. Un espace d’écriture, de recherche, de fiction.
Kilwa est un roman, que j’ai écrit et que je poursuis, entre eau, feu, air et terre. Mais ce n’est pas seulement un roman. C’est une tentative de suivre des traces : celles des routes anciennes, des savoirs oubliés, des mondes qui se sont croisés avant de se défaire.

Routes de l'Océan Indien, XVe siècle




