top of page

Kibera

  • il y a 6 jours
  • 1 min de lecture

Dernière mise à jour : il y a 2 jours



"Je retournais à Kibera ce matin avec un regard plus lucide, ouvert et bienveillant. La petite Tahira courut vers moi et me montra sa jambe encore blessée mais elle riait de tout son corps, entourée d’une horde d’enfants en liesse. Elle me tira par la manche vers une ruelle puis me montra fièrement l’échoppe de sa tante Zarah, une simple baraque en tôle rouillée avec en lettres blanches peintes Duka la Tumaini, la boutique de l’espoir.

(...)

"Ma posture d’humanitaire, censée panser la misère née en partie de la colonisation, héritage de mes propres ancêtres, m’incommodait de plus en plus. J’avais du mal à jouer du côté des sauveurs alors que certains m’auraient plutôt mis dans le camp des responsables. Cette contradiction me rongeait jusqu’à rendre insoutenable la voie que j’avais choisie et que je devais assumer. "


Fragments

bottom of page