Kilwa ne cessait d'éblouir
- 7 avr.
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Dernière mise à jour : 13 avr.
"Parfois, je me dis que je suis née avec la ville. Kilwa ne cessait de croître et d’éblouir. Les boutres arrivaient au rythme des vents et déversaient leurs cargaisons de perles et de bijoux, de porcelaines et d’étoffes, d’ambre gris, de bois et de parfums que l’on entassait dans les entrepôts du palais. Mais ce qui faisait la richesse de la cité, c’était une poussière qui arrivait dans des sacs de peau et des calebasses. Parfois, elle prenait la forme de pépites, brillantes et chaudes. C’était l’or. "

"Le cœur de Kilwa battait au rythme du Kusi et du Kaskazi qui chaque année faisaient volte-face, entre le Nord et le Sud. Le Kusi emmenait les boutres vers Aden et Hormuz et le Kaskazi vers Sofala. Ils rythmaient les traversées et les escales, les récoltes, les naissances et les mariages. Et quand les vents se mettaient à tourner, les directions se brouillaient, les oiseaux se taisaient et les corps s’arrêtaient. "












